






« Le fantôme, c'est d'abord le personnage joué par Ewan McGregor, un écrivain qui travaille anonymement pour le compte d'un ancien ministre (Pierce Brosnan) sur une petite île du Pacifique. Mais c'est encore son prédécesseur dans cette tâche, qui a disparu en haute mer dans des circonstances troubles. C'est enfin l'île elle-même, sorte de non-lieu où tout peut arriver.
Au fil de ses découvertes, l’écrivain finit par mettre au jour la présence invisible et le mystère fondamental dont découle tout le reste, et qui est d'ordre politique. Mais le principal fantôme, au moment où The Ghost Writer concourt au Festival international de Berlin, c’est Roman Polanski lui-même, retenu en Suisse dans l’attente inquiète d’une possible extradition vers les États-Unis. Poursuivi par les médias et contraint de rester à distance de la Grande-Bretagne sous peine de subir un procès fatal, l’ancien premier ministre créé par Polanski rappelle d’ailleurs, non sans autodérision, la personne du réalisateur et l’affaire juridique qui a menacé sa tranquillité durant plus de trente ans.
Polanski produit des images extrêmement soignées dont la plastique a été (trop ?) travaillée en postproduction. Non seulement sa manière de manœuvrer la caméra colle à l’esthétique design de la villa du ministre, où se déroule une grande partie de l'action, mais elle bâtit une tension de thriller sans les facilités habituelles du genre (une porte qui grince, une télévision qui s’allume, une vision brutale et effrayante, etc.). Pas de scènes d'action ni d'effets de montage. À chaque niveau du film, c’est dans le détail et tout en finesse que le réalisateur s’amuse de nos attentes.
The Ghost writer est en lice dans la section internationale du 60e Festival du film de Berlin. Voyez notre page spéciale Berlinale. »
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Poster The Ghost Writer
Dimension : 70x100
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