






« Dans Step-Up 1 (rebaptisé Sexy Dance par les distributeurs français qui ont la détestable habitude de traduire en anglais des titres anglais), une étudiante de la classe bourgeoise devait faire équipe avec un jeune de la rue pour présenter l'examen de danse final de sa prestigieuse école d'art. Dans Step Up 2, une jeune rebelle venue de la rue doit faire sa place dans l'école de danse plutôt snob où elle atterrit. Dans Step Up 3, un danseur de génie vidéaste à ses heures ramasse des jeunes danseurs surdoués dans la rue et recrée une sorte de famille idéale dans un bâtiment qui leur sert de maison, de salle d'entraînement et de discothèque. Ils paieront le loyer en gagnant une prestigieuse et agressive compétition de danse.
On l'aura compris, la franchise Step-Up ne brille pas par ses scénarios, mais les spectateurs s'en fichent bien, puisque le seul vrai attrait du film, c'est la virtuosité des danseurs. Et sur ce point, il n'y a rien à critiquer. Chorégraphies hallucinantes, mouvements surréalistes, rythme dément: les fans ne seront pas déçus, tant la qualité artistiques des battles, agressifs et virtuoses, crève l'écran. On regarde ces ballets batailleurs bouche-bée et on oublie la très maigre intrigue, les personnages clichés et les dialogues parfois risibles pour se plonger dans ce spectacle de street-dance. Dommage que l'abus de 3D enlève un peu de fluidité à certains mouvements rapides, en particulier lors des plans rapprochés où le danseur semble enjamber ou prêt à gifler le spectateur dans sa chorégraphie. L'oeil peine parfois un peu à suivre tous le mouvements présents à l'écran.
Les performances des danseurs valent à coup sûr 6 étoiles, mais c'est malheureusement un film que l'on juge ici, pas uniquement un "battle ballet" suvolté et survitaminé.